Prendre soin de la santé mentale des enfants et des jeunes
Les dysfonctionnements et les manques sont criants face à un besoin réel et grandissant.
Selon Santé Publique France, en 2024, 14% des collégien·nes présentent un risque important de dépression.
Les services de pédopsychiatrie et psychiatrie sont saturés.
Il faut aujourd’hui attendre 18 mois pour obtenir un rendez-vous dans un Centre Médico Psychologique pour enfants et adolescents.
La médecine libérale en la matière n’est pas accessible au plus grand nombre.
Le constat est alarmant, et les causes multiples : des conditions de vie dégradées, une plus grande précarité économique, une fragilisation des liens sociaux et familiaux, une éco anxiété croissante, l’isolement, l’impact d’une utilisation non encadrée des réseaux sociaux, les addictions en tout genre.
Une politique municipale volontariste pour accompagner les familles dès l’enfance
La tranche 0-29 ans représente 37% de la population rezéenne. C’est pourquoi nous faisons le choix à notre échelle, avec les moyens adaptés, d’investir le champ de cette politique publique vitale pour notre jeunesse, afin de garantir son intégrité et viser son épanouissement.
Fort du Diagnostic Santé réalisé en 2022, et du Plan Local de Santé que nous avons mis en place, notre expertise s’est enrichie, et nos champs d’action se sont développés.
Le Projet Educatif de la ville de Rezé « Grandir et Vivre ensemble à Rezé » élargi aux 0-25ans dès 2021, fort de sa démarche participative et d’un travail collaboratif a permis le croisement des politiques publiques, et aussi de mesurer et de dimensionner les actions ou chantiers à développer.
En s’appuyant également sur les conclusions de la Convention citoyenne sur les temps de l’enfant, initiée par le Conseil économique, social et environnemental (CESE).
Nos actions s’inscrivent dès 2026, par la poursuite du Plan de protection des mineur·es :
- Accentuer la formation de nos agent·es dédié·es à l’encadrement des enfants, dans l’ensemble de nos politiques publiques (périscolaire, sport, culture, etc.)
- Mettre en place, entre les services concernés de la mairie, des groupes d’échanges de pratique, et de partage d’expériences
- Accompagner et inciter la mise en place des référents « prévention des violences faites aux enfants » dans chaque association recevant des jeunes public
- Accentuer la mise en réseau des acteurs, initiée dans le plan local de santé
Des actions de prévention en accompagnement des parents
Le temps qui passe peut accentuer et précipiter une situation vers un degré de gravité qu’il sera difficile d’infléchir, ou parfois même irréversible.
Aussi il convient de se donner les moyens d’observer, d’écouter et d’agir au plus près, et au plus tôt, pour détecter et prendre les mesures les plus appropriées.
Pour atteindre ces objectifs, nous allons créer un service de santé pour la jeunesse (0-25 ans) :
- En définissant le besoin auprès des parents
- En définissant les leviers auprès des acteurs agissant pour cette tranche d’âge (acteurs institutionnels, partenaires éducatifs, du milieu associatif et sportif, et les professionnels de santé)
- Allouer une enveloppe financière de 100 000 à 150 000 euros par an, pour créer des postes en interne, ou recourir à des services de partenaires identifiés
Par ces actions nous ancrons notre attachement à la préservation de l’intégrité des jeunes, pour apaiser leur parcours de vie et favoriser l’inclusion de toutes et tous.
Cette action volontariste, qui, rappelons-le, ne se substitue pas aux missions de l’État, doit renforcer le lien avec les familles touchées.
Nous ne pouvons pas nous contenter de partager le constat et de condamner les manquements, nous prenons nos responsabilités.
L’avenir de notre territoire se construit en offrant à chaque enfant les conditions et les perspectives nécessaires pour espérer, grandir et s’épanouir pleinement.
La mairie est souvent la première échelle vers laquelle les familles se retournent, y compris sur des domaines de compétence qui ne sont pas de son ressort. C’est une marque de lien solide et de confiance entre les habitant·es et l’institution.