Le débat, OUI. La désinformation, NON.

Communiqué de presse du 27.02.26
À l’approche des élections municipales, le débat politique est légitime — et nécessaire. Mais il doit se fonder sur des faits. Nous dénonçons la diffusion d’une contre-vérité affirmant qu’aucun bilan de mandat 2020–2026 n’aurait été présenté à la population : ce bilan existe, il est public, et il a été partagé lors de rencontres dans les quartiers.

Il y a des désaccords politiques. Ils sont normaux. On peut débattre des choix, des priorités, des méthodes. On peut défendre une autre vision pour Rezé. Très bien.
Mais il y a une ligne qu’on ne franchit pas : tordre la réalité pour fabriquer une attaque facile. Surtout quand on prétend briguer un mandat. La confiance démocratique est fragile : colporter une contre-vérité, même “petite”, nourrit la défiance et abîme le débat public.

Ces derniers jours, un document de campagne affirme qu’il n’y aurait pas eu de bilan de mandat présenté à la population. C’est faux.

Le Bilan de mandat 2020–2026 a été réalisé, publié et mis à disposition de toutes et tous, en accès libre. Il retrace les engagements, les actions, les résultats et les chantiers menés, ainsi que ceux qui restent à poursuivre.
Et surtout, ce bilan n’est pas resté un document abstrait : il a été présenté dans les quartiers, dans le cadre de rencontres publiques, précisément pour permettre aux habitant·es de questionner, d’interpeller et de partager leurs attentes.

On peut trouver ce bilan insuffisant. On peut contester des décisions. On peut dire “nous aurions fait autrement”. C’est la démocratie. Mais affirmer qu’il n’existe pas, c’est autre chose : c’est déformer, soit par négligence, soit par calcul. Dans les deux cas, ce n’est pas à la hauteur.

Une question simple se pose : comment faire confiance à des candidat·es qui colportent des mensonges aussi facilement vérifiables ?

Enfin, la cohérence compte.

Chacun·e se souvient qu’un candidat aujourd’hui très prompt à distribuer les procès en opacité a démissionné de son mandat d’élu d’opposition en cours de route.

À l’époque, il expliquait lui-même dans la presse : « Quelle utilité ? Nous ne sommes pas dans une opposition marquée, il y a une continuité dans la politique menée par la municipalité. » – OF du 15/11/2022. On peut démissionner pour des raisons personnelles — cela ne regarde que celui qui fait ce choix. Mais il est pour le moins paradoxal d’expliquer hier qu’il existait une continuité dans l’action municipale… puis de revenir aujourd’hui en tête d’une nouvelle liste, en critiquant cette même action et en affirmant, contre toute évidence, qu’il n’y aurait même pas eu de bilan. De notre côté, nous continuerons à faire ce que nous avons toujours fait : rendre des comptes, mettre les documents à disposition, organiser des temps d’échange, assumer le débat sur le fond — et accepter la contradiction quand elle est honnête.

Rezé mérite un débat clair, exigeant et respectueux.
Et ça commence par une règle simple : les faits d’abord.