La brasserie du château : un lieu à réinventer

La Brasserie hier

En juin dernier, la brasserie du Château a fait l’objet d’une fermeture administrative, puis d’une liquidation judiciaire. Cela fait plusieurs années maintenant que ce lieu, qui devrait être un espace fédérateur, intergénérationnel et dynamique, peine à remplir son rôle de lien social, essentiel pour la vie de quartier. Cette fermeture et l’absence de repreneur a été l’occasion pour la Ville de signer un bail de location avec le propriétaire des lieux, Nantes métropole aménagement.

Brasserie quartier Château à Rezé

La Brasserie aujourd’hui

Les portes sont closes depuis décembre, mais nous souhaitons que cela ne dure pas : il a fallu procéder à des travaux de mise en sécurité avant de recevoir à nouveau du public.

La « Brasserie des idées »

Nous proposons d’occuper le lieu pour en préfigurer le projet d’usage définitif en consultant et en prenant en compte les attentes des habitant·es du quartier, les prochains mois, in situ, avec l’accompagnement précieux des acteurs du territoire que nous souhaitons associer pleinement, pour construire ensemble un lieu ouvert à toutes et tous, une véritable “locomotive” de quartier.

La Brasserie demain

Si les activités de bar et de brasserie sont essentielles à maintenir, en complémentarité avec les autres propositions commerciales et associatives présentes au Château, tout reste néanmoins à construire pour que ce lieu réponde réellement aux besoins de liens et d’identité du quartier : un lieu de vie et d’animations, où les habitant·es sont présents et acteurs, un lieu où les femmes, les enfants, les jeunes, les hommes pourront cohabiter, échanger, partager. Se nourrir à prix maîtrisé, rompre l’isolement, lutter contre les inégalités sont nos priorités. Mais nous voulons aussi mettre en place une nouvelle dynamique grâce aux initiatives citoyennes : exposer et valoriser des projets des  habitant·es, créer de l’activité pour les enfants et les jeunes, créer des ponts avec la Barakason, le CSC, les acteurs associatifs… Nous construirons un modèle économique viable avec le concours d’acteurs de l’économie sociale et solidaire, incluant la vente de boissons et de petite restauration, des activités qui rassemblent et des animations fédératrices.

Une étude récente menée par “l’observatoire du bien être” / CEPREMAP a mis en lumière la corrélation entre la disparition des cafés de villages et le renforcement du vote pour l’extrême droite. Elles démontrent aussi que rien n’est immuable : à l’inverse, quand ces espaces rouvrent, le vote pour des politiques d’exclusion, de rejet de l’autre, de repli sur soi faiblit… Ces études prouvent l’importance capitale du développement des lieux où l’ont se retrouvent, où l’on débat, où l’on est pas seul. Et cela nourrit de ce que l’on défend : un quartier dynamique, vivant, où il fait bon se retrouver pour mieux se respecter, se comprendre et vivre ensemble.